Paul Mawhinney was born and raised in Pittsburgh, PA. Over the years he has amassed what has become the world's largest record collection. Due to health issues and a struggling record industry Paul is being forced to sell his collection.
This is the story of a man and his records. I hope you enjoy it.
veryapeproductions.com
The Archive from Sean Dunne on Vimeo.
mardi 2 septembre 2008
The Archive
dimanche 6 juillet 2008
Chronique "Le temps d'un film" : Ken Loach
Cette semaine le film "Just a Kiss" du réalisateur Ken Loach. Le long métrage, sorti en 2004, met en vedette Atta Yaqub et Eva Birthistle. Quand Casim, un jeune dj d’origine pakistanaise et Roisin, une irlandaise catholique, se rencontrent en Écosse et tombent amoureux l’un de l’autre, cela ne fait pas l'affaire de tout le monde. Réalisateur engagé, Ken Loach tente d'aborder, derrière cette romance en apparence légère, les mêmes conflits familiaux et sociaux qu'à son habitude, avec cette fois-ci moins de hargne. Ecoutez la chronique sur : http://choq.fm/ (rubrique Reportages)
jeudi 26 juin 2008
Chronique "Le temps d'un film" : Ulu Grosbard
Cette semaine, le film "Le récidiviste" de Ulu Grosbard avec dans les rôles principaux Dustin Hoffman et Harry Dean Stanton. Sortie en 1977, ce film est en grande partie basée sur la vie de l'ex taulard Edward Bunker, devenu romancier depuis. Après six ans de prison, Max Dembo est placé en liberté conditionnelle. Il fait alors l'objet d'une surveillance constante de la part d'un policier qui passe son temps à le faire arrêter pour diverses raisons. Max s'évade et se cache chez une amie. Il reprend alors ses vols et prépare le cambriolage d'une bijouterie. Ecoutez la chronique sur : http://www.choq.fm/
mardi 17 juin 2008
Chronique "Le temps d'un film" : Howard Hawks (2)
Cette semaine, le film "Rio Bravo" réalisé par Howard Hawks et sorti en 1959. On y retrouve John Wayne, Dean Martin et Angie Dickinson notamment. Le combat héroique d'un shérif face à une orde de mercenaires à la solde d'un certain "Burdett", riche commerçant corompu venu libérer son frère de prison...Genre bien codifié, situation classique, action lente et soudaine, personnages fortement caractérisés, rien de vraiment nouveau dans ce western qui reste aujourd'hui encore certainement le chef d'oeuvre du genre. Ecoutez la chronique sur : http://choq.fm (rubrique Reportages)
lundi 9 juin 2008
Chronique "Le temps d'un film" : Jim Jarmusch
Cette semaine, « Mistery Train » de Jim Jarmusch, sorti en 1989. Un jeune couple de japonais fasciné par le rock'n'roll débarque un soir à Memphis. Ils s'installent dans un hôtel où deux femmes prétendent avoir reçu la visite du fantôme d’Elvis réincarné, tandis que trois résidents de Memphis découvrent les joies de la délinquance...Jarmusch revisite les mythes de Memphis à travers une comédie à sketches resplendissante de beauté visuelle et prégnante d’ambiance nocturne moite et lancinante
jeudi 29 mai 2008
Chronique "Le temps d'un film" : Howard Hawks
Cette semaine, un voyage dans le temps avec le film "Seuls les anges ont des ailes" de Howard Hawks sorti en 1939. Dans les rôles principaux, on y retrouve Cary Grant, Jean Arthur et Rita Hayworth. Film d'action par excellence ou le héros hawksien, personnage fort, marginal et volontaire, finit par s'adoucir au contact de la femme qu'il aime. Film de groupe ou les personnages doivent restés soudés pour surmonter l'adversité, on retrouve dans ce film la morale andi-individualiste du réalisateur. L'amour du travail bien fait doit-il conduire jusqu'à la mort ? telle est une des questions majeures que pose ce film agé de 60 ans et qui, comme le bon vin , n'a pas encore pris une ride.
jeudi 22 mai 2008
Chronique "Le temps d'un film" : Amos Gitaï
Cette semaine, le film "Free Zone" sorti en 2005, avec dans les rôles principaux Natalie Portman, Hanna Laslo et Hiam Abbas. Une refléxion autour du conflit Israelo-palestinien à travers les destins croisés de 3 femmes que tout oppose et qui se rapprochent le temps d'un voyage, avec l'espoir d'une possible réconcialiation, métaphore de cette "Free Zone", tout au bout du chemin.
samedi 17 mai 2008
Chroniques ciné désormais à la radio
Retrouvez chaque semaine une chronique "le temps d'un film" sur le site de cette radio : http://www.choq.fm/
jeudi 15 mai 2008
Chronique "Le temps d'un film" : Valérie Minetto
Cette semaine le film "Oublier Cheyenne" sorti en 2006, avec Mila Dekker, Aurélie Petit, Malik Zidi, Laurence Côte. Comment concilier ce qu’on veut et ce qu’on peut ? Ce qu’on pense et ce qu’on fait ? Celle qu’on aime et ce qu’on refuse ? Oublier Cheyenne est une fable contemporaine sur la nouvelle précarité, le besoin de changer les choses, et la permanence du sentiment amoureux.
jeudi 17 avril 2008
Chronique "Le temps d'un film" : Julian Schnabel
Cette semaine, le film "le scaphandre et le papillon" sorti en 2007 avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Patrice Chesnais et Marie Josée Croze.
Chronique d'une mort annonçée, ce film nous livre un postulat de départ sans équivoque : Suite à un accident vasculaire cérébral, un homme se retrouve tétraplégique. Ses jours sont comptés. Tout l'enjeu consiste à nous dévoiler son combat pour vivre alors qu'il est livré à un existence quasiment végétative, luttant avec acharnement pour laisser une dernière trace avant de disparaitre.
mercredi 9 avril 2008
Chronique "Le temps d'un film" : François Ozon
Cette semaine, le film "Le temps qui reste" sorti en 2005 avec dans les rôles principaux Melvil Poupaud et Jeanne Moreau. Construit autour de la question de sa propre disparition , ce film nous parle du deuil de soi et s'interroge sur la façon de s'y préparer. Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce réalisateur trés talentueux et qui s'offre même le luxe d'un site intéressant, visitez : http://www.francois-ozon.com/
mercredi 2 avril 2008
Chronique "Le temps d'un film" : Michelangelo Antonioni
Avec cette chronique, je présente en quelques mots choisis les maux d'un faiseur de film que j'aime, en m'arrêtant un instant sur celui-ci.
Celui qui m'a interessé, attiré, passionné, captivé, et pas seulement, allumé, bref que j'ai aimé. Voilà. Rien de plus, mais rien de moins non plus."Profession reporter", sorti en 1974, avec dans les rôles principaux Jack Nicholson et Maria Schneider. L'art de transfomer un récit construit autour de la recherche d'un homme en quête identitaire.
Retrouvez ici le long plan séquence qui marqua l'histoire du cinéma contemporain :
mardi 1 avril 2008
Loin de chez lui, le parcours d'un jeune indien
J’ai rendez vous avec Tom. Chez lui, et encore mal réveillé, il me reçoit, la cigarette allumée et le regard fuyant. Je le devine gêné, presque nerveux.
Une petite table ronde recouverte d’une nappe verte sur laquelle on distingue encore des restes de tabac éparpillé, Tom se saisit d’une chaise puis m’indique celle sur laquelle je m’assiérais durant notre rencontre.
Le ventilateur tourne encore et dehors nous entendons des cris d’enfants jouant dans la neige. Au fond de la pièce, je distingue furtivement l’écran couleur du système de surveillance vidéo qui est resté allumé. J‘y vois un homme, apparemment ivre, qui peine à trouver un nom qu’il cherche sur l’interphone de l’entrée.
Les rayons du soleil éclatant pénètrent à travers les grandes vitres du petit studio.Nous sommes seuls et Tom semble à présent plus calme. Son regard me fait face. Un visage très jeune, des yeux sombres, et déjà je lis sans peine les traces d’un passé marquant et douloureux qu’il accepte de me dévoiler. En partie. Allumant une nouvelle cigarette avec celle qu’il s’apprête à écraser, il me fait signe qu’on peut commencer.
Agé de 21 ans, Tom est originaire du grand lac Victoria situé dans la région de l’Abitibi-Témiscaminque, territoire rattaché à la province du Québec.Il appartient au peuple autochtone des Algonquins, dont sa famille vit encore dans une réserve. N’ayant pas de statut légal reconnu, cette communauté, qui compte environ 400 individus, ne dispose d’aucunes infrastructures telles que l’eau et l’électricité, obligeant ses habitants à vivre dans des conditions très précaires, soumis aux intempéries et n’ayant pour seul toit que de modestes cabanes de bois mal isolées. Ces conditions de vie très rudimentaires, ajoutées à des problèmes d’alcoolisme et de violence, amènent les familles qui ont de jeunes enfants à les placer dans des familles d’accueil. Bien souvent, il faut aller jusqu’à Val d’Or, la grande ville la plus proche, pour retrouver trace de ces enfants dispersés. J’apprends que Tom est un de ceux-là. Trimbalé dans plusieurs de ces familles, avant de rejoindre à l’âge de 12 ans un centre d’accueil ou il y restera jusqu’à sa majorité.
Lorsque je lui demande d’évoquer les relations qu’il pouvait entretenir durant ces années avec sa famille restée dans la réserve, il me dit froidement qu’il ne parlait plus à ses oncles, qui avaient parfois abusé de lui, et que par contre, il était parvenu à rester « accroché à ses tantes ». Quant à sa mère, toxicomane, elle avait finit par quitter la communauté pour s’installer en ville, ou la prostitution lui permettait d’assumer les dépenses quotidiennes de sa consommation de cocaïne. Absence du père. J’hésite un peu puis l’interroge. Une réponse directe, claire et sans appel : « Depuis qu’il dit à tout le monde que je suis mort, je ne lui parle plus ».Implacable réalité d’une vie qu’il considère avoir jusque là « raté », avec pourtant le désir de « se rattraper » sur ce qui lui reste à vivre. A son âge, tout est encore possible…
Nombreux sont ceux aussi qui vivent en marge des villes, avec pour seul compagne la drogue et la prostitution. Le malheur engendre le malheur pourrait-on penser. Ils semblent parfois condamnés à reproduire un modèle de vie issu des ainés restés dans leur communauté et qui eux aussi, souvent noient leur ennui dans l’alcool, obligés d’inventer un mode de vie qui n’a plus rien à voir avec celui de leurs ancêtres.
Difficile de parler de résilience dans ces cas là. Tant que leur adaptation au monde moderne ne sera pas totalement réalisée, ils vivront en parallèle de celui-ci, croyant pouvoir ainsi échapper au manque de perspective que leur offre la vie dans leur réserve. Quitter pour échapper à la drogue, à la violence aussi.
Sur le plan politique, en 1995 a été signé par le gouvernement fédéral du Canada une entente négociée avec les représentants des principales communautés autochtones, afin de laisser à ces peuples une plus grande autonomie et de leur permettre un meilleur « contrôle de leur vie ». L’objectif attendu par ces minorités est bien qu'elles puissent finir par se gouverner elles-mêmes, à préparer l'avenir de leurs collectivités et à prendre elles-mêmes les décisions sur les questions touchant la préservation et l'épanouissement de leurs cultures distinctives. Qu’y a-t’il vraiment derrière cette tentation du « reconnaître pour laisser faire et laisser vivre » ? si ce n’est peut être aussi dans le fond le financement aveugle et perpétuel d’un constat d’échec inavoué ?
Notre discussion marque un temps.
Le téléphone retentit, j’arrête l’enregistrement puis me lève pour laisser Tom seul. Quelques mots rapides, visage baissé. Il annonce qu’il est en entrevue, peu de temps, faire vite. « D’accord, à plus tard ». Il raccroche et s’excuse.
Venu en vacances pour 2 semaines à Montréal, en 2004, et accompagné de son jeune cousin, Tom ne repartira pas. Son cousin, si. La rue fut les premiers temps son amie. « Avant l’âge de 18 ans, je faisais un petit peu de cocaïne » et puis parfois « ma mère m’en donnait pour me dépanner » me confie-il. Très vite, dans cette nouvelle vie dans la grande ville, drogue et prostitution vinrent remplir son quotidien. Une seule obsession demeure aujourd’hui encore : payer de son corps l’ivresse furtive qui parfois court dans son sang. Son âme éprouve souvent des remords. « Il s’écœure » d’avoir à continuer de vendre sa chaire avoue-il. Peut-être est-ce là le début d’un renoncement. Le début d’autre chose, d’un espoir.
Evoquant son quotidien, routinier, dans ses allers et venues et dans ses déplacements, une préoccupation essentielle : Les sujets de discussion, avec ses amis de la rue, qui l’amènent inlassablement à évoquer les dernières rencontres avec les clients, de nouveaux ou les habitués, ainsi que les plaisirs éphémères d’un « fixe » que chacun s’octroie quotidiennement. « Consommer pour oublier la souffrance que j’ai à l’intérieur de moi » me confie-il…A quoi d’autre pouvais-je bien m’attendre ? On le comprend. Mais aussi parce que « je me fout de tout le monde » poursuit-il. Pas si sûr.
Un exemple. Son ami Aurel qu’il a connu peu après son arrivée et chez qui il vit à présent, en colocation. Psycho-éducateur de formation, ses racines sont elles aussi quelque part en Abitibi. Cela crée des liens. Immédiatement.Ecoute et partage mais pas de jugement. Condition fondamentale pour laisser à Tom le temps de prendre conscience par lui-même, et de lui-même, de la nécessité de chercher les moyens de « s’en sortir » et de connaître une nouvelle vie… me confiera Aurel. « Il n’y a que lui qui puisse le décider. Toute tentative sans ces prédispositions serait inutile ». Leur relation est engagée, dans le respect, l’écoute et la sincérité. « Chacun paye sa part du loyer » reprend Tom, heureux d’avoir trouvé un ami, bien plus âgé et qui revêt certainement un peu aussi le rôle de ce père absent et qu’il a si peu connu..Le cas de Tom n’est pas isolé. Nombreux sont les autochtones qui, attirés par les lumières de la ville, sont en quête d’une vie meilleure, balancés dans un mouvement d’équilibre instable, entre tradition d’un mode de vie hérité de leurs ancêtres et modernité d’une vie de laquelle ils se sentent exclus bien souvent parce qu’ils n’y sont pas préparés.
Nul besoin de parcourir les chemins du bout du monde qui parfois mènent jusqu’en Afghanistan pour trouver ici et maintenant, face à soi, l’extrême précarité d’une vie livrée à elle-même et n’ayant pour seule perspective que de continuer à transmettre l’héritage d’un passé douloureux et d’un avenir qui reste encore à inventer.
Parfois perdus entre ces deux mondes, peut être n’est-ce pas uniquement d’une aide financière visant parfois à faire taire les vraies questions dont ces autochtones auraient tant besoin, mais aussi d’avantage d’éducation, de formation et d’un véritable soutien qui tient compte de leur spécificité.
Décembre 2007. La méthadone fait son apparition dans la vie de Tom. Chaque jour il descend chercher ce substitut. Première victoire, contre l’héroïne et pour soi même. Et puis il y a le rêve d’emmener un jour Aurel voir sa famille, là-bas, tout au bout du chemin. En attendant, vivre avec l’idée de préparer pour soi un possible changement, pour trouver enfin la force de marcher face au soleil, seul et sans craindre les brûlures de la vie, laissant lutter dans son ombre les forces des ténèbres et de la nuit.
Si vous en avez l'opportunité, je vous recommander de regarder le documentaire "le peuple invisible" qui traite du problème identitaire des algonquins, et plus largement des communautés indiennes du Canada.
Référencement Moteurs Gratuit
Quand l'Octuor de France passe à Montréal
Début mars ont été projetés, à la Cinémathèque québécoise de Montréal, les films muets de Buster Keaton, Julien Duvivier puis Max Linder, tous trois accompagnés musicalement par l'Octuor de France, sous la direction du compositeur Gabriel Thibaudeau qui en avait écrit les partitions.
Rencontre avec Jean Louis Sajot, clarinettiste, et fondateur de l'Octuor de France.
Pour en savoir plus sur cet Octuor de France, n'hésitez pas à visiter leur site.
Quelques notes de musique pour du cinéma muet
Nom : Gabriel Thibaudeau.
Signe particulier : Compositeur de musique d'accompagnement de film...muet !
Plutôt inhabituel comme métier. Personnage enthousiaste et passionné qui fort heureusement n'est pas avare de paroles. Quelques mots pour me parler de ses notes qui apportent aux images l'accompagnement lyrique qui brise le silence.
vendredi 1 juin 2007
Heureux en Arabie celui qui...
samedi 21 avril 2007
Un premier tour sans détour
Eléctions Présidentielles françaises.
On a rarement l’occasion de voir autant de compatriotes réunis au même endroit le même jour. Sauf peut-être le soir du 14 juillet, lorsque Jean-Paul, le sang chaud et l’haleine tiède, entraîne Mireille sur la piste asphaltée de la rue du café, lui laissant croire une fois encore qu’il aura l’énergie vigoureuse de la faire danser après l’avoir fait rire, de la faire courir avant de l’aimer.
Premiers rayons de soleil, sourires timides et promenade bucolique dans la cour de l’école où la petite France perdue dans ces quelques arpents de neige est venue ce matin voter. Moment important, décision historique sont les mots que j’entends à la sortie des urnes.
Soudain la France de l’étranger se réveille, avouant d’elle-même s’être quelque peu endormie.« En 40 ans passés au Canada je n’avais encore jamais voté » m’avoue-t-on simplement, sans gêne, ni surprise. « J’ai quitté la France il y a 35 ans, et c’est la première fois que je vote ». Tiens, je l'ai déjà entendu quelque part celle-là...La table est dressée, un bouquet de roses fanées, on s'assied, prêt à gouter, à se régaler, à discuter.
Voilà le grand retour des convictions politiques, de quoi bien se rassasier. J'assiste au bref sursaut avant de repartir, de m’évanouir dans la foule, le sentiment du travail bien fait et du devoir accompli.«Cette fois-ci c’est sérieux, il faut y aller». Glisser son bulletin, retenir son souffle, et pendant un court instant songer à tous ceux qu’on a laissé derrière soi et à celui en qui on voudrait croire et qu’on ne verra probablement jamais. "A voté !" On est encore français.
Et puis, il a ceux qui aimeraient croire au sourire prometteur d’une femme, ceux qui voudraient que la France se remette au travail, ceux qui sont déçus d’une campagne qu’ils jugent molle et sans charisme, ceux-là même qui aimeraient, secrètement, qu’on leur redonne le désir d’un retour, "l’envie d’avoir envie" et la confiance de retrouver la source, chez soi, en Auvergne, à Dieppe ou à Rouen….
mercredi 21 mars 2007
Vision politique du nouveau monde
De passage à Montréal, le sénateur libéral Raymond Setlakwee a bien voulu m'accorder quelques minutes pour me faire partager le regard qu'il porte sur les éléctions présidentielles françaises.
Juste analyse d'un homme qui aime la France et dont le coeur semblerait battre pour celui d'une femme de gauche et le réalisme pragmatique proprement anglo-saxon pencherait quant lui plus pour la determination d'un certain homme de droite.
Plus tard, quelque part sur le parvis du Parlement Canadien d'Ottawa, entre ciel et souveraineté, Gilles Duceppe me livre quelques mots...
mercredi 10 janvier 2007
Le Canada fait-il rêver ?
Voici l'émission française "Un oeil sur la planète" diffusée en mars 2006 sur France 2 et qui présente le Canada comme un asile économico-ethnique. C'est amusant de regarder celà vu du Québec....
Evidemment, il y a des choses qui me semblent plutôt justes et bien "senties", et puis d'autres loin de la réalité. Mais au fait, quelle réalité ?
mardi 12 décembre 2006
Un français installé depuis 18 ans au Québec
Parfois le hasard fait bien les choses. Drôle d'endroit pour une rencontre. Un parisien perdu dans la neige depuis 18 ans me parle de lui, de l'hiver, de ses motoneiges, du Canada, bref, de ce qu'il y a derrière et un peu de ce qui reste devant.....une retraire attendue, à ronfler sous les tropiques, quelque part au Costa Rica rêve-t-il.
mardi 5 décembre 2006
D'où vient l'expression "maudit français" ?
Je suis allé poser la question aux gens dans la rue.
Il ya ceux qui ont une réponse et ceux qui n'ont rien à dire, ou plutôt ne veulent rien dire.
Entre les deux, un français qui s'apprête à migrer, tel un oiseau, plus loin vers le sud.
Et puis jai rencontré Emmanuelle Béart, comme ça, à l'imprévu....instant magique, elle est là, devant moi, immense, gracieuse et immobile. En petite tenue elle ne se cache plus. Pour 19,90$ j'ai son regard, sa poitrine presque dévoilée, ses épaules fragiles et son sourire. Plus sérieusement, je vous recommande la lecture de l'article suivant, paru dans le quotidien "Le Devoir" : http://www.ledevoir.com/2007/11/27/166180.html
samedi 25 novembre 2006
Après l'arrivée au Québec, il faut s'y intégrer
Il s'appelle Thierry et elle Vanessa.
Il a la peau d'une belle couleur ébène et elle la blancheur d'une madone italienne. Il vivent ensemble depuis quelques années et ont 60 ans à eux deux. Ensemble, ils ont fait le choix de traverser un océan, laissant derrière eux Paris, son RER et ses faubourgs grisonnants. Autour d'un verre de vin et sur fond musical "jazzy", chez eux, ils me parlent de leur première impression du Québec, alors qu'ils sont arrivés il y 4 mois à peine. Les murs blancs de l'appartement sentent encore le neuf et quelques masques africains laissent timidement apparaître un sourire complice. Racines et souvenirs remplissent quelque peu l'espace donnant à l'endroit un sentiment de chez-soi, même si tout reste encore en devenir, à venir. Ils me parlent de leur premiers moments au Québec, des premières couleurs, et déjà, ils sentent devoir graver sur une pellicule des sentiments encore confus...
Je les écoute me parler d'eux, de ce qu'ils laissent derrière et de ce qu'ils attendent droit devant. Un avenir préparé, décidé, mûri, réfléchi, organisé et qu'ils vivent maintenant au présent.
vendredi 20 octobre 2006
Quelques mots autour de la langue québécoise
La région des Laurentides. Quelque part au bord d'un lac, entre Montréal et Sainte-Agathe.
Il fait beau et encore à peu près chaud. Tels de médiocres aventuriers urbains, nous avons décidé d'aller prendre l'air dans cette charmante région bucolique et parfois encore verdoyante malgré la saison.
L'après-midi se termine gentiment et, après s'être aventurés dans la forêt, seuls au milieu des traces d'animaux assoiffés de sang et d'un bon "steak de parisien", nous revenons victorieux, tels des héros, boire une petite bière au bord de l'eau....La journée se termine, et le soleil, très "sport", nous fait encore profiter de ses derniers rayons chaleureux. Dans moins d'une heure, on aura le menton qui claque, le bout du nez et la fesse congelés, commençant sérieusement à se demander quel goût peut bien avoir la fin d'une pareille journée, mais cette fois la même fesse rose posée au bord d'une plage du bout du monde, par exemple dans le Pacifique sud, à regarder, l'oeil et le sourire hagard, une jeune vahinée légèrement ivre du lait de coco et prête à tout pour nous emporter...Retour à la réalité. Quatre têtes de veaux en sauce allongées sur la pierre graniteuse, le corps ramolli et le regard scrutant l'horizon, à la recherche d'un hypothétique orignal venu boire et se restaurer (l'orignal étant la version nord-américaine de l'élan de Scandinavie), paisibles et un peu fatigués d'avoir tant marché. Après l’effort, voilà l’heure du réconfort. Notre hôte, un ami d'une amie d'une amie de passage dans la province, bref un étranger bien sympathique, vient nous accueillir au bord du lac. Il se propose de nous aider du même coup à sortir notre embarcation de l'eau, alors que nous rentrons tout juste d'une petite excursion à quatre dans un mini canoë, accompagnés du chien milou l'intrépide. Amusé de nous voir nous extirper maladroitement du vaisseau moderne, il nous tend à chacun une "Boréale Blonde" (bière locale), alors que son frère jumeau, resté allongé dans l'herbe un peu plus loin, tire une dernière bouffée de sa cigarette légère "Peter Jackson" (le beau frère québécois de Philip Morris avec lequel il est "en maudit" comme on dit ici, depuis que celui-ci lui aurait volé la recette du tabac brun façon "Ginette de Montréal". Une sale histoire).
Voir l'article paru au sujet de la langue québécoise dans le quotidien "Le Devoir" : http://www.ledevoir.com/2008/03/15/180603.html
lundi 17 juillet 2006
Le menace viendrait-elle du Ciel ?
A propos du "plein air"au Québec.
Camping dans les Laurentides.
Une des activités les plus intéressantes et typique au Québec est bien d'aller, dès que les premiers rayons du soleil vous pousse à faire tomber la chemise, planter la tente quelque part dans le bois et partir marcher, flâner, courir, pédaler, trotter ou même encore pagayer, le pas svelte et le canoë léger à la découverte "des grands espaces made in nouveau monde".
Il faut dire que de l'espace, ce n'est pas ce qui manque dans ce pays, essentiellement constitué d'Est en Ouest sur près de 5000 Km, de forêts et de lacs.
A ce sujet, la province du Québec à elle seule compte pour près de 2% des réserves mondiales d'eau... De quoi vous donner des envies de trempettes intenses et ensoleillées.
La SEPAQ (société d'exploitation et de protection des forêts et réserves naturelles du Québec) a bien fait les choses : Entretien des voies d'accès, lieux variés pour l'hébergement, infrastructures sanitaires et guides de randonnées, etc....il ne manque presque rien dans le "gentil petit décor douillet" du parfait amateur de sensations vertes et estivales. Il suffit de se laisser porter....Attention tout de même de ne pas tomber nez à nez avec un ours noir, qui, par l'odeur alléchée d'un morceau de viande resté par inadvertance au milieu des braises du festin de la veille, risquerait ainsi de se retrouver à déchirer votre tente pour venir, au passage, goûter la cuisse de parisien encore endormi.
Le dépaysement risquerait de mal tourner ! Les ours, comme à peu près tous les animaux de la création, fuient à l'approche des hommes. Il n'y aurait donc que bien peu de chance de finir dans la gueule du gros lourd même si malgré tout deux ou trois accidents mortels se produisent chaque année au Québec. De ce côté là, le vrai danger viendrait plutôt de l’Ouest du pays où le grand Grizzli, seul vrai prédateur de la région, prolifère dans certaines régions.
Le désagrément, si l'on peut dire, viendrait plutôt de la menace volante, rapide, vive, aux attaques précises et chirurgicales des "saloperies de petites bibittes", gentil surnom presque affectueux pour désigner les mouches noires et autres maringouins suceurs de sang, et qui pullulent littéralement au début de l'été et à priori lorsque la nuit tombe.
Difficile de ne pas finir par se réfugier sous la moustiquaire de sa tente lorsque l'appel de la tendre chaire fraîche se fait sentir, et qu'un escadron, sous la direction du sergent chef Jean- Louis Saint-Hilaire, décide de réduire à néant la petite soirée "guitare, tricot et chansons douces" du coin du feu qu'un petit groupe de touristes émerveillés de tant de nature et de dépaysement s'apprêtait ainsi à passer.
Dans le silence de la nature presque endormie, et dans l'odeur du feu crépitant, les petits cris courts de douleur, d'énervement, et bientôt de lassitude se font parfois entendre. Comme une lente et inexorable descente aux enfers, la soirée vire bientôt au cauchemar ailé. Bruit de vaisselle volant en éclat et de pas trébuchant dans la terre. Soudain le silence. Le temps retient-il son souffle ? Y aurait-il des morts ? Plus rien. N'entendrait-on que des mouches voler ?L'attaque, parfaitement exécutée notamment par les jeunes José, Luis et Carlos, semble avoir portée ses fruits. En effet, si les manoeuvres ont été exécutées avec précision et exactitude, les attaquants doivent pouvoir rester hors de portée des armements et ripostes ennemis durant presque la totalité de l'opération : Ce sont eux qui décident où, quand et comment ils vont engager le combat, et qui le terminent à leur guise.
Plus appréciable encore, grâce à leur vitesse de déplacement en vol bien supérieure à celle de Gisèle, Mireille et Gaston restés au niveau du sol, les attaquants sont en mesure de faire durer l'offensive et de la rompre quand bon leur semble.
Néanmoins, cette technique exige de la discipline. Il suffit d'un virage trop serré pour que toute chance de poursuite de cette tactique mise en place s'évapore instantanément. Toute la difficulté réside dans le fait de pouvoir virer au bon moment, car si le virage est effectué trop tôt, le risque de se retrouver dans la ligne de visée de l’adversaire est bien réel ! De même, si celui-ci a lieu trop tard, l’adversaire aura plus de facilité pour trouver l’angle de riposte. Le virage idéal étant celui que ne laisse aucune chance de contre-attaque ennemie tout en permettant d’optimiser ses propres performances. A plusieurs reprises, José a bien failli atterrir en catastrophe sur un morceau de camembert des Pyrénées resté paralysé sur la coin de la table de camping. Même Louis, pourtant plus expérimenté, aurait pu finir en panique sur l’oreille gauche de Jean Gagné, fourreur à Saint-Lin et surnommé « la toupie », qui, armé d’une poêle inoxydable vendue 9.90$ chez Ikea (Boulevard Cavendish ; Prendre la sortie Cavendish par l’autoroute 40 direction Ouest) et prêt à tout pour se débarasser de l'intrus volant.
Montée d'adrénaline, sourire crispé, battement d'aile pour quelques millisecondes devenu hésitant, José se rappelle sa séance de briefing du matin, lorsque Jean-Louis, son caporal chef d'escouade, sur un ton solennel teinté de menace, rappelle à chacun les risques d'une attaque dite des "passes à grande vitesse" : "Messieurs, dans le cadre d'une telle stratégie offensive, commencez par évaluer rapidement les performances en virage de votre appareil.
Le "mouche 2000" est conçu pour des changements de cap et de direction très rapides et ce même à plus de 2500 battements d'ailes par minute, mais retenez tout de même ceci : La stricte observation de la vitesse de virage ne vous sera d'aucune utilité si l'adversaire, resté au sol, vire lui aussi très bien. Ne sous-estimez pas une paire de jambes sportives et musclées quand, prise de panique celle-ci déploie tous ses efforts pour amorcer un demi-tour en esquive. Méfiez-vous toujours : l'être humain est fourbe ! En second lieu, estimez en permanence votre bilan énergétique ! Si vous engagez une attaque à une vitesse supérieure à 3000 battements d'ailes/minute, ne gaspillez pas votre énergie à réduire votre vitesse lors d'un virage, et tirez parti de votre net avantage de vitesse ! Bien utilisé cet avantage reste très difficile à compenser, comme l'ont prouvé les attaques récentes menées aux camping "chez Roger" par nos collègues de la 22ème escouade aéroportée des maringouins de Saint-Isidore et menées avec brio par John sleeping d'aile que vous connaissez tous. Le bilan fut éloquent : un mort par hémorragie et l'évacuation en hélicoptère d'urgence de deux soeurs jumelles atteintes de saignements compulsifs aux yeux gauches !
Depuis, cette zone a retrouvée une certaine tranquillité, les humains l'ont déserté et les colons de Yainville commencent à repeupler certains sites". Un atterrissage délicat peut aussi sonner l'arrêt des combats et le repli immédiat en zone défensive stratégique dans l'attente d'une prochaine invasion par les airs.
Dans le silence de la nuit les maringouins disparaissent enfin, tandis que des doigts marqués cherchent aussitôt avec fébrilité le dernier tube de crème "anti-alerte" de Yves Rocher, spécialement conçu pour les attaques suicides des moustiques et autres insectes volants....loin d'être de simples prédateurs discrets et légèrement irritants.



